Alexandra

Quand on vit avec l’AOH, mieux vaut être conscient de ce qu’il faut faire ou éviter pour contrôler sa maladie. L’AOH étant très différent d’une personne à l’autre, l’impact du tabac et/ou de l’alcool sur l’AOH varie lui aussi d’une personne à l’autre. Notre conseil : discutez de vos choix de mode de vie avec votre médecin et suivez ses conseils.

Fumer et AOH : est-ce sans danger ?

Aucune organisation spécialisée dans l’AOH ne stipule explicitement que « le tabagisme provoque des crises d’AOH ». Mais bien entendu, fumer n’est jamais bon pour la santé. La fumée de cigarette endommage les voies respiratoires et les vaisseaux sanguins et augmente le risque de divers problèmes de santé, notamment les maladies cardiaques et pulmonaires.

Comme les crises d’AOH affectent parfois les voies respiratoires, le tabagisme peut augmenter le risque de complications. C’est pourquoi il est déconseillé aux personnes atteintes d’AOH de fumer, tout simplement parce que cela peut nuire à leur santé générale et réduire leur fonction pulmonaire.  Si vous fumez actuellement, demandez conseil à votre médecin pour arrêter ou réduire votre consommation.
(source https://www.ikstopnu.nl/stoppen-met-roken/)

Alcool et AOH : est-ce compatible ?

Tout comme pour le tabagisme, les sites web officiels consacrés à l’AOH ne mentionnent aucune règle claire concernant l’alcool. Ce qu’on sait, c’est que :

  • Les crises d’AOH sont imprévisibles et les déclencheurs varient d’une personne à l’autre. Ce qui provoque un gonflement chez une personne peut n’avoir aucun effet chez une autre.
  • Des études générales sur la santé montrent que l’alcool peut être nocif pour votre corps et affecter votre système immunitaire, et que la consommation d’alcool peut modifier les réactions de type allergique chez certaines personnes. (source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15511713/)

Il n’existe pas de directives spécifiques relatives à l’AOH par rapport à l’alcool, ni aucune mention que celui-ci provoque nécessairement une crise. Mais comme l’AOH agit de manière très individuelle, l’alcool pourrait être un déclencheur chez certaines personnes. Surtout s’il entraîne une déshydratation, un stress pour votre organisme ou des interactions avec votre médicament ou traitement.

Faites le test

  • Essayez de petites quantités et observez les réactions de votre corps.
  • Notez si vous avez plus de crises après avoir consommé de l’alcool.
  • Discutez de vos conclusions avec votre médecin ou votre spécialiste de l’AOH.

Avertissement : le contenu de cet article est uniquement destiné à des fins informatives et éducatives. Il ne remplace pas les conseils médicaux ou le traitement par un médecin. Consultez votre médecin traitant pour toute question et/ou problème de santé spécifique.

Sources :

Hereditair angio-oedeem (HAE) (consulté le 6/01/2026)

HAE International (consulté le 6/01/2026)

knowHAE.com (consulté le 6/01/2026)

Hereditary Angioedema (HAE) in Children (consulté le 6/01/2026)

C-ANPROM/BE/HAE/0070 – janvier 2026